Projet lié au secteur situé entre les ponts Champlain et Victoria, en bordure du fleuve Saint-Laurent (anciennement appelé Technoparc de Montréal)
Promoteur du projet :
Développement économique Canada (DEC)
Nom du projet :
Encadrement et assistance technique dans le choix des technologies pour le traitement des eaux souterraines du Technoparc de Montréal
Description du projet
Le secteur est situé entre les ponts Champlain et Victoria. Il s’agit d’un terrain emprunté sur le lit du fleuve sur une période d’une centaine d’années. Si la présence de biogaz était connue lors de la fermeture des zones d’enfouissement des déchets en 1966, l’apparition de résurgences d’hydrocarbures pétroliers près du pont Victoria est un phénomène qui a commencé à se manifester il y a une quinzaine d’années. L’amplitude, la localisation et la nature de la contamination sont aujourd’hui assez bien cernées. Une banque de données sur les eaux souterraines obtenue avec une méthodologie uniformisée est maintenant disponible pour l’ensemble du site. Il appert que les eaux de lixiviation comportent des phases flottantes composées d’hydrocarbures légers contenant par endroit jusqu’à 150 ppm de BPC. Diverses substances organiques et inorganiques, avec des effets de synergie possibles sont présentes; les eaux de résurgence sont toxiques au terme de la Loi sur les Pêches.
Toutes les solutions qui ont été proposées à ce jour se sont concentrées sur l’enlèvement des phases flottantes. La toxicité des eaux de lixiviation n’a pas été considérée et ce facteur doit être absolument pris en compte dans une solution définitive au problème. Deux comités existants ont comme objectif d’harmoniser et d’optimiser les solutions pour tout le site. Le premier comité à vocation technique regroupe la Ville de Montréal, La Société des ponts Jacques Cartier et Champlain, le MDDEP et Environnement Canada. Le deuxième comité intéressé à la réhabilitation du Havre de Montréal, incluant le secteur du Technoparc, est présidé par la Société du Havre de Montréal (SHM) et regroupe le MDDEP, le Ministère des affaires municipales et régionales, la Ville de Montréal, Développement économique Canada, la SPJCCI et Environnement Canada. D’autre part, des pressions pour développer la vocation économique du Technoparc se font de plus en plus sentir. Mentionnons que le site est partie intégrante du méga projet de revitalisation mis de l’avant par la Société du Havre incluant entre autre le déplacement de l’autoroute Bonaventure et l’accès aux berges du St-Laurent.
Rôle du CEMRS
Le CEMRS a obtenu l’approbation de Développement Économique Canada (DEC) pour réaliser une démarche, neutre, rigoureuse et respectueuse des parties prenantes qui consiste principalement en une assistance technique pour démontrer les meilleurs choix de technologies / méthodes pour régler le problème des rejets toxiques dans le St-Laurent provenant du secteur du Technoparc de Montréal. Sur les 6 millions $ approuvés par le budget fédéral, 1.56 millions $ a déjà été octroyés pour la réalisation de trois (3) des cinq (5) phases prévues.
Le CEMRS encadre donc actuellement la réalisation des études et essais de traitabilité et verra à produire un bilan et un rapport synthèse qui permettront aux propriétaires du site d’avoir les informations scientifiques, techniques et économiques pertinentes pour favoriser la prise de décisions éclairées quant à l’avenir et au potentiel de réhabilitation de ce site qui est au cœur stratégique de la Vision de la Société du Havre de Montréal.
Partenaires techniques :
- Ministère de l'Environnement du Québec
- Environnement Canada
- Institut de recherche en biotechnologie (IRB)
Partenaires financiers :
- Développement économique Canada (DEC)
- Centre d'excellence de Montréal en réhabilitation de sites (CEMRS)